Affichage des articles dont le libellé est 07 Cambodge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 07 Cambodge. Afficher tous les articles

mardi 5 avril 2011

Kep ou nos derniers jours au Cambodge...

Du 2 au 5 avril, nous passons nos derniers jours au Cambodge à Kep.
C'est une ville située au bord de la mer qui fut la station balnéaire la plus prestigieuse du Cambodge. Du début des années 1900 jusqu’aux années 1960, Kep était une ville de villégiature florissante pour l’élite française et cambodgienne qui y avait fait construire de belles villas.
Kep possède toujours un joli front de mer

 qui incite au calme et au repos !

Pendant les années 70-80, beaucoup de villas de Kep ont été détruites du fait de la guerre, de l'acharnement des Khmers rouges qui détestaient cette ville bourgeoise, ou des locaux qui ont fini de démanteler certaines résidences pour récupérer les matériaux.
Cela laisse un spectacle navrant de maisons en ruines, témoins de la splendeur passée de cette ville:

Témoins également, ces grandes avenues qui sillonnent la ville :
Toutefois la petite ville semble connaitre un renouveau et reprendre un peu de sa splendeur passée.
Le matin du premier jour, nous partons faire une randonnée (pour changer!) dans le parc national de Kep, situé dans la montagne qui domine la ville. Après 2h de marche, nous atteignons le "Sunset Rock" (très chouette endroit connu pour ses couchers de soleil...mais à 10h du mat, c'est pas trop le moment!) où l'on découvre l'océan et la côte.


Arrivés sur notre rocher donc, alors que nous profitons tous d'un repos bien mérité, ne voyant ni n'entendant plus Calixte, je me retourne et je vois ceci:
Il a trouvé par terre une paire de lunette de vue que quelqu'un a laissé là! Comme elles ont un look rétro, la paire fait le tour de la famille et j'en profite pour lancer un concours: à qui ces lunettes vont elles le mieux? J'attends vos réponses pour départager les candidats!!


La grande spécialité de Kep est le Crabe. Il y a donc une belle statue monumentale au centre ville, à laquelle Adélie et Calixte ne peuvent s'empêcher d'aller gratter les mandibules:
mais il y a surtout un marché au crabe où l'on peut observer tout à loisirs le tri des crustacés:

Ainsi que les transactions, faites par des dames en costumes traditionnels (chapeau couvrant et pyjama):
oh, il y a des glouilles aussi..euh, pardon, ça s'appelle des calamars je crois:
Paniers servant de vivier

Je parcours donc le marché au crabe, mon appareil à la main, m'efforçant sans relâche de me rapprocher de mon sujet (!). Ci après, une série "ils sont trop beaux les petits enfants Cambodgiens" (attention, un intrus s'est glissé parmi eux...)

C'est plein de motivation qu'après cette visite du marché, nous nous engageons dans la recherche d'une plage "secrète" mais inscrite dans tous les guides, censée se trouver au bout d'une piste traversant les marais salants...après une heure de gymkhana, nous nous retrouvons sur une espèce de digue improbable, en cul de sac:
Nous n'aurons donc pas trouvé la plage secrète mais traversé des villages de pêcheurs dans la mangrove:

Villages magnifiques


 où l'activité reste maitrisée

Nous aurons parcouru ,en long et en travers, des rizières peuplées d'élégants zébus (ils ont tous leur collier!)
Pour finir notre équipée par un coucher de soleil sur la plage de Kep:

Autre grande spécialité de la région : le poivre de Kampot, bien que les plantations de poivre se trouvent surtout autour de Kep. Ce poivre est de renommée internationale et cultivé au Cambodge depuis le XVème siécle. C'est pendant la période coloniale que ce poivre aux saveurs incomparables a acquis ces lettres de noblesse en étant exporté en France et en Europe. La prise de pouvoir des Khmers rouges a eu raison de la culture de cette épice mais fort heureusement un reprise de la production s'effectue petit à petit. 
Pour être grande amatrice d'épices en tous genre et de poivre en particulier, j'avoue que celui ci est exceptionnel. La sauce au poivre préparée en accompagnement des fameux crabes est formidable et nombreux sont les plats cuisinés avec des branches de poivre vert...c'est délicieux...
Il était bien entendu exclu de quitter la région sans avoir vu une plantation de poivre!
Et voilà:

Les plants grimpent autour de tuteurs qu'il faut ajuster au fur et à mesure de leur croissance, ce que fait ce fermier:
Toujours cette obsession d'être encore plus près de sujet (Benoit; c'est la dernière fois, après j'arrête!)
Zoom sur les grains:
Et dire qu'on ne peut même pas en acheter car il n'y a plus un cm2 de place dans les sacs à dos..c'est super frustrant (et pas que pour le poivre, croyez moi!)
Après la plantation de poivre direction, la grotte de Phnom Sorsir dite grotte aux Chauve-souris. Elle est située dans un petit village à proximité d'un temple où vivent des nonnes.
Alors que je fais quelques photos, deux d'entre elles m'interpellent et m'invitent à les rejoindre. Toujours naïve, j'y vais, me disant qu'il y a quand même moins de chance que je me retrouve obligée d'avaler une palourde... et Edgar me retrouve quelques minutes plus tard en train d'essayer de converser avec mes nouvelles copines!
 Elles nous offrent de partager des fruits et une sorte de pâte de riz sucrée, pendant que nous mettons nos petits gâteaux dans le pot commun!
Encore une fois la gentillesse de tous ces gens est touchante et naturelle. Nous y sommes très sensibles et essayons de communiquer du mieux possible.
Impossible de rater les photos souvenirs:



Après ce moment de partage inoubliable, nous allons visiter la grotte, escorté par le "guide", un adolescent du village auto-préposé à cette tâche! C'est toujours un peu scabreux comme histoire car pas aménagé et pas éclairé (on savait qu'il valait mieux emmener une torche mais nous l'avons oubliée à l'hôtel au dernier moment)...
Calixte qui est tombé dans un (petit) trou, est carrément pris en charge par l'un de deux jeunes, allant jusqu'à le porter dans ses bras (au grand désespoir de Calixte pas content d'être traité comme un bébé!)

Mais ce qui est amusant dans cette grotte, c'est la présence de nombreuses chauve souris. On les voit voler d'une paroi à une autre, rapidement  et surtout, on les entend pousser des petits cris stridents...Regroupées et serrées au fond de la grotte dans le noir, je ne capte avec le flash que leurs petits yeux qui luisent:
Pour terminer ce post, une information de la plus haute importance (qui intéressera surtout les papi-mamies!) : Calixte a perdu sa première dent!! La récompense de la petite souris cambodgienne a été à la hauteur de l'événement puisque 2$ étaient glissés sous l'oreiller au petit matin:
C'était notre dernier jour au Cambodge (nous partons demain 5 avril pour le Vietnam) et nous sommes tristes de quitter ce pays si attachant et pour lequel nous avons eu un véritable coup de cœur.

lundi 4 avril 2011

Farniente à Rabbit Island !

Vendredi 1er Avril : nous avons prévu de nous accorder une journée de farniente sur une petite île, l'île au lapin, au large de Kep. Kep est à 25 kms de Kampot, c'est la station balnéaire réputée du coin.
Pour nous y rendre de Kampot, plusieurs solutions étaient possibles : le bus local, le taxi ou le tuk tuk.
Le bus étant à 10$, Edgar entreprend, la veille du départ, de négocier avec un taxi. La négociation est âpre (il voulait 15$) et l'on finit par s'entendre sur 6$, rdv à l'hôtel le lendemain à 8h. Sauf que, bien sûr, le lendemain à 8h, pas de taxi...on est donc quitte pour se rendre à pied à la station de bus juste à côté et essayer d'attraper celui du matin, à 8h30 d'après Edgar. Mais là, surprise : le bus était à 7h45...Nous nous rabattons finalement sur un tuk tuk et faisons le trajet pour 8$!
A Kep, nous embarquons pour 20mn de croisière sur un bateau en bois.

 
A bord, hormis notre petite famille guillerette,
 
deux Cambodgiennes, dont une vieille dame qui a fière allure avec son turban dans les cheveux:

Comme me l'a conseillé récemment Benoît, photographe émérite et audacieux, je tente de me rapprocher de mon sujet (mais je lui demande avant!):
L'île aux lapins (Koh Tonsay), il parait qu'elle ressemble vaguement à un lapin, est un îlot montagneux, entouré de sable blanc et de cocotiers. Quelques petits bungalows sur la plage, pas d'électricité (hors quelques heures le soir assurées par un générateur), ni d'eau chaude, c'est rustique mais joli et reposant:
 
Nos bungalows :
 

Après toutes nos excursions en scooter sur des routes ou des pistes pas toujours en bon état, nous aspirons à un peu de détente...rien de spécial à faire sur l'île hormis:
se faire masser sur la plage,
batifoler dans l'eau avec un gros pneu

Buller sur une chaise longue,
Ici, même les chiens n'ont pas grand chose à faire:
Et puis prendre ses repas les pieds dans le sable, face à la mer...
Ici, on mange surtout  des crabes, la grande spécialité de la région de Kep, que le monsieur du restau va chercher dans son vivier qui trempe en face:
sous le regard de Melle Adélie, toujours curieuse:
Le temps de nous débiter une noix de coco à la machette
de partager un coca en deux, à la goutte près:
et voilà nos crabes fin cuits, prêts à être décortiqués...un délice!
Nous achetons, pour le dessert, un fruit du jaquier à une jeune fille qui passait par là :
et je m'entraine toujours à me rapprocher de mon sujet !!
Il s'en suit une sieste géniallissime, dans un hamac,à l'ombre, avec une légère brise et le bruit des vagues...Alors que je ne vois aucun problème à poursuivre l'après midi ainsi, Edgar, qui commence déjà à montrer des signes d'ennui (c'est un hyper actif!), me propose une randonnée jusqu'en haut de la montagne "pour voir"...très franchement, je n'en ai pas le courage et milite pour que l'on se tienne au concept initial, à savoir : farniente! 
Finalement, il part seul faire le trek et moi je supervise la baignade des enfants.
Deux heures plus tard, le voilà de retour, en sueur, griffé et piqué aux jambes mais content et avec la photo suivante:
Il s'agit d'un "nid de mitrailleuses" abandonné, installé en haut de la montagne et construit par les Khmers rouges alors qu'ils avaient des vélléités d'invasion de l'île vietnamienne voisine, Phu Quoc (d'ailleurs notre première destination au Vietnam dans quelques jours) .
Une petite séance de cours sur la plage et voilà la journée farniente qui se termine!
Le lendemain matin, avant de reprendre un bateau pour Kep, nous nous rendons à l'anse suivante, où l'on peut voir des fermes d'algues marines:
Les algues poussent le long de filins flottant grâce à d'innombrables bouteilles plastiques de récupération....
 
 L'algue (Eucheuma cottonii) est ensuite séchée au soleil. Elle est vendue à une société malaisienne et sert à produire la carragénine utilisée comme gélifiant et émulsifiant dans l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique.
Voilà, c'était un post bien plus court que d'habitude, mais n'ayez crainte, je vous prépare la suite pour bientôt : nos derniers jours au Cambodge (sniff), à Kep...