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mardi 25 janvier 2011

Dernier Week end en Calédonie

Notre séjour en Calédonie touche à sa fin...vendredi 21 janvier, une nouvelle dépression nous tombe dessus avec les pluies incroyables qui vont avec! Nous nous retrouvons encore une fois sous des trombes d'eau, courageux malgré tout car bien décidés à visiter le parc forestier de la ville. 
Sous la pluie battante, je photographie quand même une chauve souris (type Roussette, endémique à la Calédonie), parce que c'est impressionnant à voir et qu'en plus elle s'est donnée du mal pour venir nous faire un petit numéro de charme juste sous nos yeux:
Je crois n'avoir jamais vu autant de pluie que lors des ces 12 jours en Calédonie (pourtant j'ai grandi en Picardie, vécu dans le Nord et le Pas de Calais donc on aurait pu croire que j'étais armée et bien non... c'est bien pire ici!! )
Pendant Vania, il a plu en 1 jour ce qu'il pleut en 6 mois à Paris soit 300 mm d'eau...la différence étant qu'ici il fait 30° ...).
Bref, samedi matin, pour notre dernier jour, nous croisons les doigts : pas de bol, au lever à 7h30, une  grosse averse ne nous encourage en rien à miser sur une journée plage, mais, une légère éclaircie plus tard, nous prenons le risque et décidons de tenter la journée sur l'île aux canards (après prise de renseignements auprès des locaux, non ce n'est pas un endroit infesté de ces volatiles que je déteste).
Nous partons donc plein d'optimisme, un picnic dans la glacière, pour cet îlot situé juste en face de Nouméa et accessible en 10mm de bateau taxi.
Thibaut et Calixte:

 Manon et Adélie :

Une bonne averse en chemin nous fait craindre le pire mais finalement le miracle se produit et c'est sous un soleil splendide que nous passons cette dernière journée entre amis.
La plage est fort bien aménagée (au premier plan, nos petites affaires sous le faré) mais il n' y a pas beaucoup d emonde, hormis quelques touristes australiens, échappés de leur paquebot de croisière.
et il y a même un musée de sculptures à ciel ouvert (c'est clairement indiqué sur le dépliant de présentation et après examen attentif, nous en déduisons qu'il s'agit de ces 4 totems en bois sur la plage):
L'eau de mer est toujours à une température qui fait rêver les baigneurs de la Manche et de l'Atlantique (dont je fais partie).
Mais surtout, ce petit endroit de paradis est une réserve naturelle où l'on peut observer les poissons avec une grande facilité, simplement avec masque et tuba.
Nous partons donc Edgar, Johnny tirant Adélie sur une planche et moi, avec nos palmes et tout le matériel adéquat. Et c'est incroyable la diversité et la beauté des poissons que l'on voit là bas, sans effort particulier, juste en mettant la tête sous l'eau. Comme il y a apparemment plusieurs endroits à voir et que je ne connais pas particulièrement le coin, je décide de suivre l'autochtone ,Johnny,  malgré la volonté évidente qu'il met à essayer de me semer...Plusieurs tentatives de conversations plus tard ("hou hou" "hello"), je recueille enfin quelques mots d'amabilité : "Ah, ben, c'est toi! je t'avais pas reconnu avec le masque et le tuba...je t'avais prise pour une australienne"!! ... à la réflexion,pas sûr que cela soit un compliment !
Adélie et Manon, complices sur terre et dans la mer
Calixte, équipement maximunm, mais qui ne veut toujours pas mettre la tête sous l'eau malgré la force de persuasion d'Elise (pourtant grande!)
Plus à l'aise sur le sable, à la recherche des bestioles (ici coquilles d'oursin)
Pause picnic, les filles sérieuses (eau + salade):
les membres de l'AMO, beaucoup moins sérieux (bière calédonienne). D'ailleurs, la vérité sortant de la bouche des enfants, Adélie fera le dernier jour cette réflexion pleine de sagesse féminine "pauvre papa, qui va quitter son président de la bière!" Et, oui, désolée, Johnny, ta réputation s'est faite naturellement...
Petite galerie de portraits souvenirs :
Edgar  se prennant pour un cochon sauvage (initialement c'était pour faire honte à sa fille )
 Celle ci, est plus politiquement correcte (Nicole, je crois que vous allez la préférer, n'est ce pas?)
Retour en fin d'après midi, tous enchantés et ....cramés !
Ben oui, dans l'euphorie de revoir le soleil, nous n'avons pas mis suffisamment de crème solaire, donc ça sera Biafine pour tous avant la grande sortie crêpes du dernier soir!
Adélie et Manon ont sorti le grand jeu!!
Dernière photo souvenir de nous tous à la crêperie
Dimanche 23 : c'est le grand départ!
Bien sûr, soleil éclatatant...après calcul, nous aurons finalement eu 4 jours de beau temps sur 12..le reste se partageant entre cyclone et dépression tropicale !! Mais cela ne nous a pas empêché de trouver énormément de charme à cette île magnifique, tellement différente de ce à quoi nous nous attendions...
Moment d'émotion, toujours lorsqu'il faut quitter des amis avec qui nous avons passé de très très bons moments mais l'avion n'attend pas.
Dernières vues du ciel, bye bye Calédonie :
3 heures plus tard nous serons à Sidney pour 9 jours.

jeudi 20 janvier 2011

Suite et fin de notre périple en Kanaky !

Mercredi 19 janvier : nous quittons notre joli Bungalow en bord de plage à Poindimié sous un soleil éclatant....avant de nous engager dans la traversée d'Est en Ouest, par une route à moitié déserte où nous savons que nous ne trouverons ni essence ni restau, nous faisons donc le plein à "la ville" !
C'est l'occasion de vous faire faire un petit tour de supermarché (Flo, je sais que tu adores les rayonnages, c'est doit être ton côté Acheteur qui s'exprime!).
Plus généralement, pour tous mes amis spécialistes du marketing-Achat, je vous offre un slogan, un bon, un vrai, qui va vous faire pâlir de jalousie :
A l'extérieur, petit coup d'oeil sur la clientèle locale,majoritairement en robe mission comme on l'appelle ici (car imposée par les missionnaires à leur arrivée). Malgré le slogan imbattable, le panier moyen n'a pas de quoi "vous faire relever la nuit" (comme dirait Gégé) :

 
Et dans les rayons, un tas de produits inconnus, La Calédonie exerçant un protectionnisme très important sur les produits alimentaires...ainsi, il est interdit d'importer du Nutella !! (Je sais que je ne devrais pas vous dire des choses aussi horribles mais je dois rester objective malgré tout). Bref, que de pales copies que nous ne gouterons pas (rien ne remplace le VRAI , n'est ce pas?) 

Edgar, qui a perdu sa casquette (élément vital pour lui, tout le monde aura compris pourquoi), essaie quelques productions locales mais j'y oppose un véto ferme :
 A la sortie, la caisse années 50(sans tapis roulant) :
 C'est donc muni de notre ravitaillement que nous entamons notre traversée.
Dernière vue de la côte Est :
Un pont en métal construit par les américains pendant le 2ème guerre (après Pearl Harbour, ils sont arrivés à plus d'1millions d'hommes, provoquant un boum économique dont il reste des vestiges)
Et puis, ensuite, une route qui s'élève dans les mines de Nickel. Le paysage est lunaire, très aride et rouge. On voit bien les montagnes arasées pour les besoin de l'extraction du minerai.


Le Nickel est la véritable richesse de l'île. Troisième exportateur mondial, la Calédonie dépend beaucoup de son exportation. De ce fait, toute l'économie de l'île est tournée vers les mines et les usines de transformation (au mépris parfois des lois de protection du littoral)

Le minerai extrait est acheminé en partie, par un convoyeur, type tapis roulant, long de 12km (c'est le plus long du monde, nous explique un vieux monsieur Kanak venu nous parler pendant notre pique nique)
La route tournicote dans tous les sens, nous montons un col, en redescendons un autre...au bout d'un moment, Calixte est malade (on l'évacue de la voiture avant le moment fatidique), mais nous apercevons enfin la mer au bout du chemin (joli non?) :
Il nous reste un épreuve : celle de la route encore inondée depuis Vania (nous passons cette fois sans  problème)

Arrivée donc à Sarraméa pour notre étape du jour. Il y a juste à côté de l'hôtel, une promenade qui mène à une jolie cascade où l'on peut se baigner. 
Nous nous y rendons. Le lieu est déjà occupé par quelques jeunes kanaks qui plongent du haut des rochers dans tous les sens.
 Edgar s'apprêtant courageusement à faire le saut de l'ange, derrière le jeune à gauche (non, je plaisante !).
A noter, qu'il a dû se jeter à l'eau précipitamment pour rattraper la crocs qu'Adélie avait perdu en nageant (sinon je ne croie pas qu'il y serait allé, c'est plus froid que ses standards habituels!)
 Ben voilà, à moi: J'y vais :

Génial, c'est vraiment "Tahiti douche " !!

Le lendemain, jeudi 20, visite du fort Teremba, vestige de l'administration Pénitentiaire (autrement dit du Bagne).
Les forçats étaient préposés à la construction des routes, puis, une fois leur peine terminée, les mieux notés étaient très fortement incités à s'installer en tant que colons à proximité. On leur donnait un lopin de terre, prise aux kanaks, ce qui provoqua une insurrection de ces derniers. Du coup, on renforçât le fort avec une tour de guet :
Dans la cour, une reconstitution d'une guillotine amuse toujours petits et grands (pour ne pas choquer les âmes sensibles, je vous ai évité la photo des enfants en position!)
Mais, attention, membres de l'AMO, voici la punition qui vous attend si vous osez vous rebeller contre la juste autorité féminine!!!
Retour à Nouméa dans l'après midi où nous retrouvons notre chaleureux foyer d'accueil!

mardi 18 janvier 2011

La Province Nord

Notre périple en Province Nord commence avec Zélia, notre deuxième cyclone qui, fort heureusement passe bien au large de la Calédonie, mais qui nous envoie tout de même des vents violents et surtout des pluies torrentielles toute la journée du lundi ainsi que la nuit et la matinée de mardi! C'est vraiment pas de chance...le sol est détrempé, les paysages à peine visibles, la route difficile...mais il fait toujours chaud (28 à 30°C).
Autant la Province Sud est industrieuse et "métropolitaine" avec Nouméa, LA grande ville et la présence de nombreux français de métropole, autant la Province Nord est beaucoup plus "Kanak", sauvage et la vie se fait encore en tribus. Le contraste est saisissant!
Notre itinéraire en gros : 
dimanche: plage de Poé au dessus de Bourail,
lundi : traversée d'Ouest en Est, nuit à Hienghène, 
mardi: en route vers le nord le long de la côte Est, puis redescente et nuit à Poindimié
mercredi :toujours la cote Est en descendant vers le sud, nuit entre les deux côtes à Sarraméa
jeudi : route retour vers Nouméa
Une petite carte n'est pas de trop pour mémoriser tout ça !

Bref, c'est sous un déluge que nous entamons ce périple, et il faut bien dire que nous profitons peu de la traversée d'Ouest en Est tant les conditions climatiques sont abominables...
Arrivés en début d'après midi à l'hôtel, nous nous rabattons sur l'Ecole et faisons cours aux enfants.
Mardi matin, le temps semble se calmer un peu même si des averses sporadiques viennent troubler un peu le bon déroulement. Mais il y'a du mieux : désormais, on voit bien la route même si elle est mouillée et nous voyons enfin les paysages. Tout ça ne perturbe pas les Kanaks qui se baignent tranquillement sous les ponts qu'il pleuve ou non ! (sidérant !)
 Nous passons le bac de La Ouaième qui permet de traverser l'estuaire de la rivière
Nous continuons notre progressions vers le nord, en plein pays Kanak où le sentiment indépendantiste est clairement perceptible.
 L'arrêt de bus reconverti en support pour portrait d'indépendantistes :
Pas de véritables villes mais des "tribus", sorte de petits villages de maisons en tôles ou en paille, groupées de part et d'autre de la route, avec parfois une petite Eglise de type Mission.

Le long de la route, des échoppes rudimentaires où sont proposés quelques menues marchandises à la vente (on laisse dans la tirelire le montant indiqué du produit désiré)
La végétation est luxuriante (normal avec tout ce qu'il pleut + la chaleur permanente ...) et le temps se dégage, nous permettant d'admirer quelques beaux points de vue :
Cette partie de l'île nous enchante vraiment, authentique, sauvage et belle...mais nous devons bientôt rebrousser chemin, un cours d'eau gonflé par ces dernières pluies, ayant dévié de son lit sur la route...
Notre ingénieur en chef, après examen et analyse de la situation décide de ne pas tenter la traversée (de toute façon, j'y serai pas allé!):
Nous reprenons donc la route en sens inverse mais désormais nous sommes sous le soleil ce qui nous permet de profiter du splendide panorama de Hienghène, entre aperçu sous la pluie le matin (et franchement ça change tout!):
Vue de la baie
Voici la fameuse "poule" de Hienghène (tout le monde a bien compris pourquoi?), qui m'a fait forte impression, du coup, vous avez droit à plusieurs angles de vue différents :
Et finalement, le clou de ce message va à cette série de photos de boites aux lettres  kanak, que l'on voit sur le bord de la route. Nous ne savons pas s'il y a un concours en cours (genre la boite aux lettres la plus originale) ou s'il s'agit d'un penchant naturel des habitants de cette région, mais la diversité est de mise!
Extraits choisis :

Les deux palmes revenants, ex-æquo, à ce midro-ondes  et ce téléviseur boites aux lettres (nous n'avons pas réussi à les départager mais votre avis est bienvenue!)

Pause sur la terrasse de notre bungalow, dans ce qui est pour l'instant le plus joli hôtel de notre voyage (piscine, plage avec cocotiers, très belle déco, salle de bain design: j'adore !!!)