mercredi 27 avril 2011

Ko Chang : que d'eau!

Du 22 au 24 avril.
Nous quittons Bangkok en bus et arrivons après 5h de route au ferry pour Ko Chang. 
 
 
Là, c’est un peu Hollywood , avec ses lettres blanches sur la colline.
 En dehors de cela, pas beaucoup de points communs ! Ko Chang est la deuxième plus grande île de Thaïlande, montagneuse et longtemps assez sauvage avec un tourisme maitrisé mais elle s’est beaucoup développée ces dernières années, le tourisme de masse ayant eu raison en partie de sa tranquillité... Toutefois, nous avons lu qu’il restait des coins assez calme au sud de l’île, ce que nous recherchons en priorité (on a un peu passé l’âge des full moon party sur la plage, ces grande fête en plein air, largement alcoolisée et musicalisée et qui dure une bonne partie de la nuit…et puis, surtout, avec les enfants c’est  pas pratique !).
Bref, arrivés au débarcadère, nous sommes pris en charge par les taxis locaux, sorte de pick up aménagés avec des bancs pour le transport des bestiaux (heu, non, des touristes). Ko Chang étant très très montagneuse comme je l’ai déjà dit (mais la typologie des lieux a son importance vous verrez plus loin) nous enchainons les épingles à cheveux avant d’arriver à la première plage où la plus grande partie des hôtels sont alignés à la suite. Et soudain, alors que nous sommes une dizaine de touristes entassés dans le pick up avec nos sacs à dos, plusieurs thaïs nous balancent des seaux d’eau entiers ! 100m plus loin, rebelote…nous nous regardons tous ahuris, totalement trempés de la tête aux pieds. Qu’est ce qui se passe ?
Les enfants eux n’en peuvent plus d’excitation
 
Et se manifestent bruyamment à la vue des « agresseurs » que l’on repère maintenant de loin, attendant le passage de victimes innocentes comme nous, armés de seaux et de tuyaux d’arrosage…Après plusieurs kms et d’innombrables lancés d’eau, nous nous sommes faits une raison et rions à chaque assaut tout en protégeant au mieux les appareils photos et autres objets sensibles. 
 
Nous découvrons enfin la raison de ce déluge : SONGKRAN, grande fête de l’eau qui accompagne les festivités du nouvel an thaï. Normalement ces activités mouillantes se terminent le 19 avril et nous pensions passer à travers mais étrangement sur cette ile les dates diffèrent.
 
Pendant deux jours donc, nous allons être copieusement arrosés et pris pour cible dans des gigantesques batailles d’eau.
Le lendemain, nous louons deux scooters et commençons notre tour d’exploration. Le temps est gris, chaud avec des averses intermittentes qui assombrissent le panorama:
Petits exercices de gym 
Baignade sur la grande plage de l’île, la montagne en arrière plan, c’est joli 
 
mais la pluie nous surprend en plein bain et nous nous réfugions sous un arbre (c’est connu quand il y a un orage c’est tout à fait ce qu’il faut faire)
 
Nous reprenons nos scooters et avons le malheur de tomber sur le défilé des chars de Songkran! Juste le temps de prendre deux-trois photos, de planquer l'appareil avant de se faire abondamment doucher directement sur nos scooters...

Nous continuons notre tour de l'île, dégoulinant d'eau sur nos engins. C'est curieux car toutes les belles plages de sable sont sur la côte ouest, de ce fait tous les hôtels, guest houses et autres resorts y sont également 
 
tandis que la côte Est qui n'a que des plages rocailleuse ne posséde quasiment aucune infrastructure hotelière ni restaurant...un vrai désert, pas un seul touriste mais pas beaucoup de Thaïs non plus.Le contraste est saisissant avec l'animation et l'activité touristique déployée côté Ouest. Nous ne poursuivons pas très loin notre excursion côté Est et revenons à la civilisation. C'est la fin de l'après midi, entre deux averses, les combats de rues font rage. D'un côté, ceux qui patrouillent en moto, armés:
ou en pick up, avec citerne d'eau embarquée, seau, casseroles et autres ustensiles utiles:
De l'autre, ceux qui ont choisi la solution sédentaire, postés sur le trottoir avec tuyaux d'arrosage et autres pistolets à eau.
Vous remarquerez Adélie, au premier plan, défiant l'ennemi dans l'espoir d'être arrosée (hé oui, on n'est jamais mieux trahi que par les siens!). Inutile de dire que lorsque nous passerons devant eux après, en scooter, ils ne nous rateront pas...
Bref, le retour est une épreuve digne des meilleurs Interville (sans le savon noir): nous essayons d'esquiver les canardages, varions les vitesses pour passer plus ou moins vite devant les postes d'arrosage, passons alternativement l'un devant l'autre pour se donner du répit... mais rien n'y fait, avec, en plus les deux enfants qui hurlent de joie et font tout pour se faire repérer...nous sommes noyés! En plus, nous logeons loin, au sud de l'île, et le temps vire à l'orage, nous nous retrouvons maintenant sous une grosse averse qui rend la route glissante. Le relief escarpé n'arrange rien et alors que nous sommes (à petite vitesse) dans une descente très abrupte, j'entends derrière un bruit, me retourne pour voir le scooter d'Edgar tomber et n'ai pas le temps de dire ouf que je sens mon scooter vaciller et nous nous retrouvons tous les quatre glissant sur la chaussée et échouant dans le fossé. Tout s'est passé très vite, pas le temps de dire ouf. Je me relève, entend Calixte pleurer et Adélie sangloter en disant "je suis morte, je suis morte" (elle a le sens de la tragédie cette petite!). Non, non personne n'est mort fort heureusement mais nous avons tous moults égratignures, bleus et petits bobos. Tout le trafic s'est arrêté et les gens viennent nous porter secours. Déjà, nous étions trempés, maintenant nous sommes en plus pleins de boue et de feuilles ramassées dans le bas côté. Et l'un des scooters(le mien) est bien rayé. Va falloir négocier avec la loueuse au retour des engins...(on s'en tire avec 85 euros de réparation)
Pour l'heure nous nous remettons de nos émotions et décidons de passer une journée plus tranquille le lendemain (en plus les enfants ne sont pas très chaud pour refaire beaucoup de scooter!).
Baignade (le beau temps est revenu) sur une plage calme quoique pas très propre



Sur la route, nous croisons des singes qui profitent des infrastructures de la DDE pour se reposer:
 
Nous allons visiter le port de pêche reconverti en base de départ pour plongée, snorkeling et autre tour en bateau à vocation touristique.
Le but étant toujours d'amuser au mieux les hordes de jeunes, qui ne font pas que se contenter de picoler dans l'eau...


Nous, forcément, c'est plus pépère et plus familial avec une série de photos sur la jetée, près du phare:

Bon, y'a toujours ceux à qui ça fait plaisir,
et ceux que ça saoule au bout d'un moment!
Adélie croise le chemin d'un petit iroquois et ne lui laisse pas la chance d'échapper à son œil de photographe...
Et pour terminer en beauté, celle que vous attendez tous : la fameuse photo avec retardateur...
C'est donc un peu courbaturés et sous un ciel maussade que nous partons le lendemain,lundi 25 avril pour Ko Samet autre île beaucoup plus petite et plus proche de Bangkok, espérant y trouver plus de soleil...et moins d'agitations en tous genres.

samedi 23 avril 2011

Bangkok le retour...

19 avril: nous quittons Hanoï pour Bangkok par avion comme prévu. En revanche, nous avons dû modifier la suite de notre itinéraire car lorsque nous avons voulu aller à l'ambassade de Birmanie à Hanoï, chercher nos visas, nous avons découvert avec consternation qu'elle était fermée pendant 10 jours du 12 au 22 avril. Or, arrivant le 12 et repartant le 19 impossible de faire les démarches nécessaires pour les visas et sans visas pas d'entrée en Birmanie. Nous devons donc annuler notre vol Bangkok-Yangoon prévu le même jour...et rester à Bangkok quelques jours afin d'obtenir les précieux papiers. Du coup, nous décidons de tout intervertir et de passer 10 jours en Thaïlande du Sud maintenant et de partir en Birmanie le 1er mai.
Bref, ça s'arrange mais la petite plaisanterie nous aura tout de même coûté quelques centaines d'euros en annulation de vols...
Nous revoilà donc à Bangkok pour la deuxième fois et, une fois l'indispensable visite à l'ambassade de Birmanie (ouverte celle ci) faite, nous visitons le centre historique de la ville. Pour nous y rendre, nous empruntons le bateau taxi, moyen de locomotion rapide et agréable

et qui nous permet d'admirer les délires architecturaux réalisés dans cette ville moderne

où tradition et modernité se côtoient le plus naturellement du monde!
 
D'un côté du fleuve, une tour en verre, de l'autre, le Wat Arun ou temple de l'Aube, temple de style khmer construit au 18ème siécle:
Le centre historique de Bangkok est célèbre pour ces deux monuments majeurs : le Wat Phra Kaew et le Palais Royal.
Le Wat Phra Kaew ou temple du Bouddha d'émeraude, merveille architecturale en son genre, datant du 18ème aussi:

 Non, non, nous ne sommes pas perdus, il faut juste se repérer sur la carte...heureusement Adélie est là!

C'est l'un des temples les plus important car il abrite une précieuse statue de Bouddha, en émeraude. Quelques détails de l'édifice, tel ce farouche guerrier gardant l'entrée:
La statue d'un ermite que je trouve jolie avec son arrière plan richement décoré:
Des monstres grimaçants supportant le chédi doré:

Carrelage finement décoré:

Il fait très chaud à Bangkok, une chaleur humide que l'on doit à l'approche de la saison des pluies (il y a d'ailleurs désormais quelques averses de temps à autre) et très difficile à supporter. Les visiteurs cherchent tous à se mettre à l'ombre:
tandis que d'autres préfèrent des techniques plus modernes:
Avant d'entrer dans l'enceinte sacrée ou se trouve le bouddha d'émeraude, il est coutume de s'asperger la tête avec une fleur de lotus trempée dans l'eau:

Un petit coup d'œil rapide au Palais Royal, belle construction du 18ème siècle aussi, qui n'est plus habité par le Roi mais qui sert encore pour certaines cérémonies officielles:
Statue dans le jardin:
Adélie ne peut s'empêcher d'aller taquiner le garde impassible en faction devant le Palais:
Même les moines ont le droit de jouer aux touristes!
Tout à côté du Palais Royal se trouve un autre temple, celui de Lak Meuang. Il contient un pilier érigé par le roi Rama I lors de la fondation de Bangkok en 1782. 
C'est joli tous ces petits morceaux de tulles multicolores, vous ne trouvez pas?

Après une après midi studieuse (ben oui faut avancer dans le programme tout de même), je vais faire un petit tour et me retrouve devant une série de combats de boxe thaïe, organisés par le gros centre commercial du quartier :
Bon, a priori, c'est pas trop ma tasse de thé de regarder des gars se taper dessus mais comme je suis d'un naturel curieux, je m'attarde à faire quelque photos, après tout, la boxe thaï c’est typique de la culture du pays, non ?
Et finalement, je me prends au jeu et arrive à me rapprocher assez prêt de la scène pour prendre en photo l’orchestre traditionnel qui rythme chaque round du combat et faire cette petite vidéo :


Le lendemain, 21 avril, nous déambulons dans les rues, constatant à quel point cette ville possède une culture très ancrée du commerce. En effet, Bangkok, donne l’impression d’être un immense centre commercial ultra moderne. Chaque shopping center possède son petit temple (souvent très actif), ce qui donne des juxtapositions surprenantes pour des occidentaux comme nous, habitués à la laïcité :
Autre sujet d’étonnement, le rapport des thaïlandais avec la nourriture ! Le commerce ambulant et les cantines de rue sont des institution tenaces ici (comme dans le reste de l’Asie du sud est d’ailleurs). Le Thaïlandais en effet ne cuisine pas chez lui, il mange dans la rue à toute heure de la journée…c’est vrai que l’on y trouve de tout:

Variété de petits plats au choix
 
Sur place ou à emporter dans une boite en polystyrène
Jus de fruits frais:
Café, thé…
et bien d'autres encore...la rue est vibrante d'activité! C'est ce qui est fatiguant mais qui fait aussi son charme...
C'est pourquoi lorsque nous visitons de la maison de Jim Thompson, c'est un véritable havre de paix que nous découvrons en plein Bangkok:
Cet architecte américain, qui s'installa ici après la deuxième guerre mondiale, est célèbre pour avoir relancé la fabrication de la soie thailandaise et contribué à sa notoriété dans le monde entier, mais il est également connu pour sa maison qu'il fit construire dans les années 50. En effet, celle ci est constituée de 6 maisons traditionnelles en teck (dont certaines ayant plus de deux siécles) que M.Thompson acheta dans le pays, fit démonter sur place et remonter en plein centre de Bangkok.
Ajouté à une importante collection d'oeuvre d'art, l'ensemble est d'un goût exquis et l'ambiance générale qui se dégage des lieux est calme et apaisante:

Jim Thomson disparut en 1967 alors qu'il était en week end chez des amis en Malaisie. Cette disparition n'ayant jamais été résolue, cela ajoute encore au charme et à l'attrait du personnage...
Dans le jardin de la maison, il y a un bassin avec tortues et poissons-crocodile que les employés sont en train de nourrir à la main. Calixte, très intéressé comme d'habitude, est convié à participer:
Finalement, nous apprécions mieux notre deuxième séjour dans la capitale thaïlandaise que le premier. Il est vrai que nous avons choisi un quartier plus tranquille qu'en janvier, ce qui joue considérablement!
Et puis, après le Vietnam, il faut dire que nous ne sommes plus très objectifs et sincérement heureux d'être là!
D'autant plus, que, outre les curry thaïs (que j'affectionne particulièrement!), nous retrouvons ce cher bon Roi de Thaïlande, sa majesté Rama IX, omniprésent dans tous les édifices publics et privés et dont les portraits officiels sont pour le moins divers et parfois surprenants.
classique celui là pour commencer, calendrier dans une boutique :
Le long du fleuve à Bangkok, avec sa casquette et son étole blanche sur les épaules
Portrait illuminé, à l'entrée de la ville de Chiang Rai, avec la reine:
Dans l'hôpital de Chiang Mai :
Mon préféré: Rama IX en chapeau de cow boy...
Enfin, celui ci, pris sur le bord d'une route où on le voit assis, plutôt emprunté, dans ce qui semble être un fauteuil d'autobus (?)
Malheureusement, j'ai raté la photo d'un portrait de sa Majesté le Roi avec la goutte au nez !! Si, si, je vous assure c'est vrai mais j'étais tellement surprise que j'en ai oublié d'appuyer sur le déclencheur! Si jamais il se représente sur le bord d'une route ou ailleurs, promis je vous le mets dans un prochain message...
En attendant pour tout savoir sur le roi  et la famille royale, c'est ici:Rama IX